Et In Terra Pax VAN DER ROOST JAN
Concert Band ou Harmonie Musique pour orchestres et ensembles
Description :
Cette œuvre a été commandée par la fanfare de Vlamertinge et constitue un appel à la paix : le titre signifie alors aussi « paix sur terre ». Cela s’exprime, entre autres, dans la partie vocale des interprètes. À différents moments de l’œuvre, d’abord mêlés puis unis en un chant synchronisé rythmique et structuré, les mots « Et In Terra Pax » ressemblent à une prière suppliante pour la paix. Un thème pentatonique forme le début de cette œuvre, basé sur les notes D, E, G, A et C, qui proviennent du nom : « ConCErtbAnD VlAmErtingE » et du nom du chef d’orchestre NiCk VanDEnDriessChe. Lors du climax orchestral, qui conduit à une première explosion sonore (à partir de la mesure 62), une mélodie quelque peu triste émerge. Soudain, les premières mesures reprennent, bien que sur un timbre différent ; les mots « Et In Terra Pax » concluent la première partie. Suit un Allegro agité, qui est étonnamment interrompu par un passage de type choral plein de calme. Pendant ce temps, une voix parlante lit le poème Sonnet du jeune poète Charles Hamilton Sorley, mort pendant la Première Guerre mondiale. Il trouve les mots justes pour décrire la cruauté et l’absurdité de la guerre. Après la répétition de l’Allegro, cette fois avec quelques extensions, l’atmosphère vaste et presque infinie du début revient. La clarinette, accompagnée d’un cor anglais, joue une dernière fois le thème d’ouverture pentatonique en version étendue, avec l'« Et In Terra Pax » répété par le reste de l’orchestre. Le compositeur a délibérément évité toute forme d’agression ou de cadre bombastique que l’on retrouve dans tant d’œuvres sur la guerre. Néanmoins, la peur de la violence et de la destruction se fait clairement entendre et ressentir, notamment dans les passages d’Allegro. Finalement, cependant, la tension initiale cède la place à l’espoir : que la paix chasse aussi la cruauté dans la vie quotidienne...