5 Tantum Ergo BRUCKNER ANTON / DOSS THOMAS (Arr.)
Concert Band/Harmonie Classique
Description :
Anton Bruckner (né le 4.9.1824 à Ansfelden, décédé le 11.10.1896 à Vienne) n’a pas eu la vie facile. Tout au long de sa vie, le compositeur autrichien fut tourmenté par le doute de soi. Anton Bruckner venait d’un milieu rural simple. Après la mort de son père, il fut accepté comme enfant de chœur au monastère de Sankt Florian en 1837. Après plusieurs années comme assistant d’école et ses propres études d’orgue et de piano, il a d’abord travaillé comme organiste à St. Florian, puis, à partir de 1855, comme organiste de cathédrale à Linz. Initié à la théorie musicale et à l’instrumentation par Simon Sechter et Otto Kitzler, il a découvert Richard Wagner comme un modèle artistique, qu’il a admiré toute sa vie et qu’il a également visité à plusieurs reprises à Bayreuth. En 1868, Anton Bruckner devint professeur de basso continuo, contrepoint et orgue au Conservatoire de Vienne ; dix ans plus tard, organiste de cour ; et en 1891 il fut enfin docteur honoris causa de l’Université de Vienne. Il était considéré comme un virtuose important de l’orgue de son époque, mais il dut attendre longtemps pour être reconnu comme compositeur. Ce n’est qu’avec la Symphonie n°7 en mi majeur, composée entre 1881 et 1883, avec le célèbre Adagio écrit sous les conséquences de la mort de Wagner, qu’il obtint la reconnaissance qu’il espérait, même s’il hésitait à l’accepter en raison de son inclination vers le scepticisme et l’autocritique. Anton Bruckner était un solitaire qui ne voulait pas suivre une école ou une doctrine particulière. Il composa de nombreuses œuvres vocales sacrées, telles que ses trois messes, la Missa Solemnis en si bémol mineur (1854), le Te Deum (1881-84) et de nombreux motets. En tant que compositeur symphonique, il écrivit au total neuf symphonies et de nombreuses études symphoniques à partir de 1863, ayant tendance à réviser plusieurs fois les versions complètes. Les œuvres orchestrales de Bruckner furent longtemps considérées comme injouables, mais en réalité elles étaient simplement exceptionnellement audacieuses pour le langage tonal de leur époque, unissant des traditions allant de Beethoven à Wagner à la musique folklorique, à la frontière entre le romantisme tardif et le modernisme. Hymnes pour chœur mixte à quatre voix a cappella (1846, St. Florian) n° 1 en mi bémol majeur (WAB 41/3) : Très lent n° 2 en do majeur (WAB 41/4) : Andante n° 3 en si bémol majeur (WAB 41/1) : Slow n° 4 en la bémol majeur (WAB 41/2) : Hymne lent pour cinq voix (2 S, A, T, B) chœur mixte et orgue n° 5 en ré majeur : Solennellement Ce sont des œuvres simples, complètement subordonnées à leur usage liturgique, qui présentent néanmoins déjà de nombreuses caractéristiques d’expression personnelle. Ces petites œuvres ont su résister à la rigueur du maître mature : en 1888, Bruckner les a soumises à une révision dans laquelle il n’a apporté que des corrections mineures.