Cello Concerto BRYARS GAVIN
Violoncelle et Orchestre Classique
Description :
J’ai une grande affection pour les instruments à cordes graves : je suis bassiste, ma mère est violoncelliste, tout comme mes deux filles ; mon propre ensemble comprend deux altos, un violoncelle et une contrebasse, et pour l’instrumentation de mon opéra Médée, j’omet toute la section de violons de l’orchestre. Comme j’ai écrit plusieurs œuvres pour instrument solo ou voix avec orchestre, j’ai accueilli avec plaisir l’opportunité d’écrire un concerto pour violoncelle et orchestre, et surtout un concert qui se concentre particulièrement sur les qualités lyriques de l’instrument. Bien que la pièce soit en un seul mouvement continu, et que le soliste joue presque sans interruption, elle se divise néanmoins en sections distinctes reconnaissables à un changement de tempo ainsi qu’à un changement de caractère musical.
L’une des premières idées que Julian Lloyd Webber et moi avons discutées était qu’il pourrait former une pièce compagnon à l’un des concertos de Haydn. Compte tenu de mon amitié avec certains membres de l’English Chamber Orchestra et de ma connaissance de leur répertoire, cela suggérait plusieurs références musicales particulières. Le sous-titre de l’œuvre, par exemple, combine les sous-titres de deux symphonies idiosyncratiques de Haydn et j’y fais allusion de différentes manières, mais principalement par orchestration : pour Le Philosophe, en incluant une section du concerto où l’orchestration ressemble à celle du premier mouvement de la symphonie (paires de cors anglais et français, violons sourds et cordes graves non sourds) ; pour The Farewell, par la réduction progressive de l’orchestration vers la fin. En effet, à part le tutti orchestral des dernières mesures, les dernières pages de la partition sont pratiquement pour quatuor à cordes. Le sous-titre fait aussi référence à mon propre parcours en tant que diplômé en philosophie...
L’œuvre a été commandée par Philips Classics pour Julian Lloyd Webber et lui est dédiée.
La première représentation a été donnée par Julian Lloyd Webber et l’English Chamber Orchestra sous la direction de James Judd, le 21 novembre 1995, au Barbican Hall, Londres.
Gavin Bryars